Biographie De Cheikh Aboû Mohammed Al Maqdissi.
Biographie de cheikh Aboû Mohammed Al Maqdissi.
Comme il est mentionné dans la biographie du cheikh Abou Mohammed :
وقد زكاه عدد من علماء العصر الثقاة وأثنوا على كتاباته ووجهوا الشباب إلى قراءتها وعلى رأسهم العلامة الجهبذ حمود بن عقلاء الشعيبي رحمه الله والذي كانت بينه وبين الشيخ مراسلات وهاتفه بعد خروجه من السجن وحثه على الثبات قائلا : " لقد رفعت رأس السلفيين عاليا" .
Traduction non exaustive:
Plusieurs savants de confiance de cette époque l'on zakki et on fait les éloges de ses ouvrages, encourageant les jeunes à la lecture de ces derniers, à leur tête le savant Ibn 'ouqla as-Shou'eybi(rahimahoullah). Il y avait entre eux des correspondances, il lui téléphona après sa sortie de prison l'incitant a resté ferme (dans la voie du haqq) en lui disant: " Tu a rendu leur honneur aux salafis" ou littéralement " tu as certes fait relever la tête aux salafis "
(fin..)
Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux.
«Allah nous a guidés et a résolument affermi nos cœurs depuis le premier moment de notre arrestation. Nous proclamâmes notre innocence envers la législation des taghûts et envers leurs lois, sans flatteries ni esquives … Quelques uns parmi eux résidèrent forcées de cacher de nombreux frères des visites occasionnelles des organisations internationales » (extrait)
Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Au nom d’Allah qui mérite toutes les louanges, paix et bénédiction sur le messager d’Allah et ceux qui l’ont toujours soutenu.
Je suis né en l’an 1378 de l’Hégire (1959A.J) dans la province de Naplouse en Palestine et j’ai quitté la ville avec ma famille quand j’avais environ 3 ou 4 ans et nous nous installâmes au Koweït ou j’ai fini mes études supérieures.
Mon ambition était alors d’étudier la Chari’a à l’université islamique de Médine. Toutefois pour faire plaisir à mes parents je suis allé étudier la science à l’université AL-Mousel, en Irak du Nord ; Ce fut pendant cette période que je trouvais mon orientation islamique, et je pris contact avec de nombreux groupes. Je ne peux oublier les faveurs que les frères et les Chouyoukh m’ont accordées.
J’ai voyagé au Koweït et le Hedjaz ou j’eus de bonnes affiliations avec des étudiants en sciences et chouyoukh qui m’ont expliqués les clés de la compréhension du Savoir Islamique. Cependant ils n’avaient pas éteint ma soif à propos des questions que les jeunes musulmans se posent, telles que la pénétration des affaires d’état, comment instaurer des dirigeants légaux justes sur l’état des choses, qu’elle est notre réelle position en ce qui concerne les dirigeants de notre époque, la vision claire du chemin qui changera la réalité de la Oummah….. Sur quoi je me suis consacré à étudier les livres des Chouyoukh de l’islam Ibn Taymiyyah et son élève Ibn Qayyim. En outre, durant mes visites à AL Madinah, j’ai été attiré par les livre de cheikh Muhammad Bin Abdel wahab, ses élèves, ses enfants et petits-enfants, imams de la Da’wah « Nadjidiyah », qui enrichissent les librairies publiques et privées là-bas. Je me suis dévoué à ces livres pour une assez longue période.
J’ai voyagé plusieurs fois au Pakistan et en Afghanistan où j’ai rencontré de nombreux frères qui sont issus de diverses régions du monde islamique. Là-bas, j’ai participé à quelques activités d’éducation et de Da’wah. Pendant cette période j’ai écrit un livre appelé « Millat-Ibrahim » (Le culte d’Ibrahim ). J’ai aussi eu des débats avec des « Mukaffirah »* qui me conduiront à la compilation de quelques travaux qui demeurent non publiés à ce jour. J’ai également rencontré et débattu avec quelques Irjaa’i (Murji’ah)*, groupes également produisant des livres tels que « Se réjouir au dévoilement du scepticisme de la contemporaine Murji’ah ».
Je me suis finalement installé en Jordanie en 1992, deux ans avant mon arrestation. J’ai constaté que ce pays était fourmillant de groupes Irjaa’i, heureux dans leur égarement. J’ai commencé cette Da’wah bénie en enseignant à trois endroits différents : Deux cours étaient publics, le troisième privé. Les cours insistait sur le concept du Tawhid avec ses implications et obligations : LA ILAHA ILLALLAH avec ses conditions, ce qui l’annule, ce qui sont ses plus solides liens. Les cours traitaient aussi de la réfutation du scepticisme présent chez les Murji’ah, et d’autres sujets importants que plusieurs personnes ignorent.
Ces cours survinrent pendant les élections du conseil législatif. Par conséquent, des discussions s’embrasèrent entre mes élèves et les partisans de la démocratie et des élections. Ce problème nécessitait une clarification et en conséquence je pris l’initiative d’écrire un essai relatif à ce problème et en réfutant les plus proéminents soupçons que présentent ces peuples. J’ai intitulé l’essai préparé à la hâte « La démocratie est une religion, et celui qui prend comme religion une autre que l’islam, ne sera jamais agréé par Lui (Allah swt) ». Nous imprimâmes cet essai et nous le distribuions. En outre, j’ai prononcé une Khotba-AlJumu’ah dans laquelle j’expliquai la Da’wah au Tawhid. Et j’ai ouvertement incité le peuple a dénoncer les lois faites par les hommes, renier le conseil législatif et à ne pas y prendre parti.
J’étais enthousiaste d’étendre le domaine de notre Da’wah, alors mes frères et moi embarquâmes vers de nombreux voyages vers le sud puis le nord du pays. Nous avons rendu visite à quelques-uns de nos frères qui ont pris parti au Djihad d’Afghanistan et qui avaient une bonne approche de la Da’wah. Nous leurs avons fourni nos écrits et les avons exhorté à ce surpasser et à mettre l’accent sur la Da’wah.
En dépit de la récence de cette Da’wah, elle attira l’attention des fonctionnaires de sécurité. Cela était également insupportable pour les groupes Irjaa’i et les serviteurs du gouvernement. Désormais, chaque faction s’est occupé de sa Da’wah, avec ses propres moyens de « ruse ». Les serviteurs du gouvernement se sont, alors, engagés avec ardeur à déformer l’image de notre Da’wah en accusant nos frères avec des titres tel que « Takfiris » et « extrémistes », qui sont habituellement utilisés par les groupes Murji’ah pour insulter les gens de la vérité (Ahlou lhaq).
L’intelligence (services secrets), a alors commencé à arrêter nos frères un par un. Ils interrogeaient les frères à propos de la Da’wah, de moi, et de la nature des cours que j’ai donné, et les idéaux auxquels j’ai appelé. Ces incidents étaient quelques peu ordinaires pour moi, et je m’y attendais à tout moment depuis que les choses on prit cette tournure. Les ennemis d’Allah reconnaissent toute organisation ou groupes tant qu’il est basé sur la croyance Murji’ah, et ils avaient pour habitude de demander à nos frères arrêtés : « Pourquoi n’allez vous pas chercher votre science chez ‘Ali Hassan Alhalabi, Abû Shaqrah ou AlAlbani et les autres ? Vous délaissez ces chouyoukh pour un terroriste".
Une Da’wah qui suit le chemin du Prophète, bénédiction et salut d’Allah sur lui, qui institue le credo d’Ibrahim (Paix sur lui) et déterre le Tawhid ne peut pas rester tranquille. La confirmation pour cette revendication est la parole de Waraqa Bin Nawfal au Prophète, à l’aube de la prophétie « Pas un homme avant n’a transmis (La révélation) sans être opposé et traité comme un ennemi". Par conséquent, celui qui n’est pas opposé par des ennemis d’Allah, n’a pas transmis le message, il doit y avoir certaines déficiences, aberration ou déviations en lui, incontestablement, une Da’wah comme la notre est encore minoritaire dans ce pays ; en la soumettant à une examination et une purification, cela lui sera bénéfique, la fortifiera et la stabilisera, en distinguant en elle le pur de l’impur. Mes frères et moi avions décidés de ne pas nous rendre ; en même temps nous nous sommes écartés du choix des confrontations démesurées et l’ennemi pourrait imposer un ultimatum. Ils ont cambriolé ma maison sept fois en cherchant à m’arrêter, cassant porte et fouillant la maison, perquisitionnant plusieurs livres, documents, écrits, en ayant recours à toutes mes affaires personnelles.
Finalement, j’ai été arrêté avec un groupe de frères, certains d’entres eux m’avaient précédemment interrogé pour une fatwa les concernant, traverser la rivière (vers la Palestine) pour une opération secrète en utilisant quelques explosifs que j’avais mis de côté. Même si de telles opérations ne me gênaient pas, je disais quand même que la Da’wah au Tawhid à cette période, maintenir la patience et s’efforcer pour cette cause est plus méritoire pour ce pays.
La raison étant qu’il y de nombreux partisans de telles opérations (contre les juifs). Spécialement dans ce pays du à sa localisation géographique avec la Palestine, tandis qu’il y a quelques partisans de la Da’wah au Tawhid. Il y a ceux qui se préparent avec les armes à combattre les imams du Kula. Ces traîtres sont en réalité les gardiens d’« Israël », ceux qui ont implanté ce pseudo pays dans le cœur du monde musulman, et qui ont donné aux fars de l’Est et de l’Ouest la possibilité d’épuiser notre santé et nos biens.
En réalité, Allah le très haut a dit la vérité « Ils voulaient ruser contre lui : mais ce sont eux qui se rendirent les plus grands perdants » [CORAN 21 ; 70]. Pour preuve de cela il y avait cette arrestation et la ruse par les ennemis d’Allah dans l’amplification de ce problème et le vacarme médiatique créé par leurs institutions, qui ont servi à leurs insu à la divulgation de notre Da’wah et l’accélération de sa croissance et son extension par la grâce d’Allah le très-haut. En effet, il y a beaucoup de biens dans les épreuves d’Allah durant les périodes difficiles qui n’existent pas durant les périodes aisées.
Allah nous a guidés et a résolument affermi nos cœurs depuis le premier moment de notre arrestation. Nous proclamâmes notre innocence envers la législation des Taghouts sans Flatteries ni esquives. Notre niveau a progressé pendant la prison et les audiences, par de régulières Khotbas, écrits et cours, qui mettait effectivement en colère les ennemis d’Allah, ce qui a amplifié leur malveillance envers chacun de ceux qui nous connaissaient, qui avaient lu nos livres ou qui étaient en liaison avec nous.
Par suite de cela, nos frères demeurèrent dans la détention solitaire des services secrets du monde extérieur pendant des périodes sans pareil ou prisonniers d’avant eux dans ce pays, sauf, pour quelques-uns. Certains y restèrent une année entière, le reste pour au moins six mois, goûtant à des tortures physiques et mentales variées, savamment infligées par les autorités, qui furent forcées de nombreux frères des visites occasionnelles des organisations internationales. Néanmoins ce fut une expérience unique et bénie qui a fortifié grand nombre de nos frères. Nous fûmes ensuite mis en détention et placés en cellule. J’ai, été envoyé au Nord à la prison « Qafqafah », pendant que le restant des frères furent envoyés au sud vers la prison centrale « Swahili ». Ce plan constituait en partie leur souhait de nous séparer et de nous affaiblir. A partir du moment où j’ai posé le pied dans cette prison, j’ai été impatient de commencer ma Da’wah.
J’ai donc commencé à rédiger quelques documents comme cette partie de la série que j’ai appelée « Ô mes deux camarades de prison ! Qui est le meilleur : des seigneurs éparpillés ou Allah, l’Unique le Dominateur Suprême ? » [Dérivé du verset 39, Sourate 12 (Joseph)]. J’y ai inclus des sujets variés ayant trait au Tawhid, à la sunnah d’Ibrahim, à l’adoration, au polythéisme, etc…J’essayais de faire circuler ce livret entre les prisonniers.
En fait, certains des prisonniers ont emporté avec eux ce livret à l’extérieur de la prison lorsqu’ils ont été relâchés. Ils l’ont publié en dehors de la prison avec mon imprimé dessus. Cela a évidemment mis en colère les ennemis d’Allah, alors que quelques frères de ceux qui ont été relâchés essayaient constamment de communiquer avec ceux qui étaient emprisonnés afin d’obtenir mes écrits. Dernièrement Allah a destiné ces prisonniers à prendre partie dans une attaque armée sur un bureau de l’intelligence jordanienne, certains d’entres eux furent arrêtés et avouèrent m’avoir connu et rencontré en prison, et certains de mes écrits furent trouvés avec eux. Allah le tout puissant a fait de cet incident une cause pour nous réunir mes frères et moi, et dès lors j’ai immédiatement été transféré à la prison centrale sud.
Comment le cheikh passai t-il son temps et dans quelles conditions ?
Après que nous fûmes réunis à la prison centrale nous commençâmes nos activités à l’intérieur de la prison. La première chose à laquelle j’ai appelé les frères était de maintenir l’aile du bâtiment, ainsi cela deviendra un lieu de séjour pour les prisonniers et une plate forme pour notre Da’wah. Les objectifs implicites du maintient d’Al Jumu’ah étaient de soutenir la Da’wah et de prévoir l’alternative d’une mosquée dans la prison, dont les Khamsins sont issus du régime. Nous avons également prié les prières des deux ‘Aïds dans l’aile et son hall. Le nombre de prisonniers qui priaient alors avec nous s’était décuplés par rapport au nombre de ceux qui priaient dans la mosquée de la prison au départ.
Je préparais une série de cours pour les frères qui étaient occupés à faire Da’wah aux prisonniers condamnés dans divers procès. Certains frères qui avaient récemment embrassé cette Da’wah faisaient inévitablement quelques fautes dus à leur enthousiasme, leur hâte ou leur prodigalité, qui disparaissait habituellement en cherchant le savoir. J’ai anticipé ces événements en écrivant un certain nombre d ‘essai qui exposent la réalité de notre Da’wah qui la représente sous son apparence étincelante qui satisfait Allah. J’ai adressé certains de ces essais aux prisonniers, j’en ai adressé d’autres aux gardiens de prison et au directeur qui nous condamnait pour ne pas être d’accord avec eux et pour déclarer notre innocence envers eux et leurs lois.
De là, j’ai écris des essais que je leur adresserai. J’en ai destiné à la sécurité défensive, aux espions du régime à l’intérieur de la prison, dans lesquels j’exposais la réalité de leur travail et illustrais qu’ils étaient plus corrompus que le crime des espions arabes qui espionnaient pour « Israël » qui servent leur jugement dans cette prison. Les uns espionne pour « Israël » contre les apostats tandis que les autres espionnent pour les apostats contre les Muwahhidîn. J’ai aussi écrit quelques traités pour réfuter plusieurs soulèvement de prisonniers et pensées mal-intentionnées. Ceci est naturel car toute Da’wah a des opposants et des ennemis qui « s’inspirent trompeusement les uns les autres des paroles enjolivées » [Coran 6 ; 112].
Ceux qui étaient les conseillers de la prison : ceux dont on réclamait tant leur présence à tel point qu’ils étaient presque absents. C’était un stratagème grâce auquel ils pouvaient jeter du scepticisme dans la défense du régime, pour garantir sa fausseté et attaquer notre Da’wah. Malheureusement, quelques prisonniers appartenant au groupe murji s’y impliquèrent. D’habitude, ils étaient en désaccord et trahissaient la Da’wah au Tawhid, et donnaient priorité aux pensées et idées sur les textes sacrés. Alors nous engageâmes des débats avec eux du premier au dernier.
J’ai ensuite écrit quelques essais pour préserver et défendre la Da’wah au Tawhid. Par conséquent, j’ai réfuté le prétexte de certains qui disent que le credo d’Ibrahim ne faisait pas parti de notre Chari’ah . J’en ai réfuté d’autres traitant des catégories des spécificités et obligations de « Al –Iman » selon Ahlus-Sunnah. Nous avons aussi produit un magazine appelé « Majallat At-Tawhid ». Les frères avaient pour habitude d’écrire ces articles et d’en faire des copies afin de les distribuer aux alentours de la prison.
Occasionnellement des membres du parlement venaient visiter la prison en simulant de critiquer les conditions des prisonniers. Ainsi, j’ai écrit « Dévoilement au grand jour des fausses clauses de la constitution ». Ce livre fait un examen minutieux de la constitution jordanienne et démystifie ses contradictions avec la loi d’Allah, Le Très Haut. Cela expose le kufr explicite et la corruption trouvée dans les Conseils législatifs, envers évidemment les textes Sacrés et la logique. Nous avons offert ce livre à un certain nombre de parlementaires qui avaient visité la prison.
J’ai aussi rédigé des réfutations aux articles propagés par ces M.P dans les journaux locaux afin de calomnier notre Da’wah, d’accuser sa jeunesse d’extrémistes, ou autres mensonges fabriqués. Par la Grâce d'Allah la plupart de ce que nous avions écrit réussissait à s’échapper de la prison
Pendant la période d’accusation, que le régime a tenté d'étendre, Allah nous a aidé à utiliser ce temps pour montrer aux ennemis d'Allah des résistances et réfutations jamais recensées dans les tribunaux de ce pays auparavant. Nous nous tenions tranquilles dans presque toutes les audiences et portions des adresses aux officiers présents, avoués et juges, ou mépris des maîtres de la cour qui étaient forcés d'attendre avec fureur jusqu'à ce que nous finissions. Dans nos discours, nous leur expliquions la réalité de notre Da'wah et ce dont nous étions accusés, prouvé les lois Islamiques en ce qui concerne ces régimes tyranniques, et fait mention du kufr de leur tribunaux et lois. Nous avons également appelé les officiers, juristes, avoués et autre à dénoncer le régime Kâfir et ses lois et cesser de le soutenir.
En outre, j'ai préparé un essai pour le président du tribunal et ses serviteurs sous la forme d'un "décret d'inculpation" dans lequel j'ai placé le régime et ses maîtres dans le box des accusés. Je l'ai appelé "L'accusation de la Sécurité Nationale et de ses juges Selon la Loi d'Allah", je leur ai fait passer cet essai après qu'ils nous aient fait passer leur projet d'inculpation. Allah Ta'âla a béni ses efforts et résistances, dans lesquels cette Da'wah a formidablement opérée à l'intérieur et à l'extérieur de la prison. Toute bénédicité revient uniquement à Allah. De nombreux prisonniers venant de différentes cellules et de convictions différentes se procuraient avec ardeur nos journaux et livrets qui eurent un effet notable à l'intérieur de la prison.
Les frères étaient actifs dans la Da'wah et par conséquent guidèrent de nombreux prisonniers que j'ai ensuite formé à être soldat du Tawhid. Durant les jours où les visites étaient autorisées, des frères de tout le pays nous rendaient visite. A l'époque, nous ne connaissions pas la plupart de ces frères, mais Ils avaient entendu parler de notre Da'wah ou alors reçu nos écrits. Certains nous consultaient sur quelques problèmes spécifiques. En conséquence je leur donnais plusieurs des écrits que J'avais rédigé en prison de même que d'autres réponses spéciales à leur questions. Ils ont ensuite participé à la publication de ceux-ci en dehors de la prison. Par la suite. les ennemis d'Allah étaient furieux et délirants avec cette Da'wah, cependant, ils ne nous ont ni condamnés ni emprisonné pour avoir étalé, manifesté et rendue publique notre Da'wah. mais ils ont plutôt cherché à nous dissuader de continuer à faire cela.
Comme Allah l'a dit:"Or ils ne cesseront de vous combattre jusqu’à, s’ils le peuvent, vous détourner de votre religion. Et ceux qui, parmi vous, abjureront leur religion et mourront: infidèles, vaines seront leur actions dons la vie immédiate et dans la vie future. Voilà les gens du Feu, ils y demeureront éternellement" [CORAN 2;217]. A cause de cela, ils commencèrent à réagir et à passer des différentes actions internes à la prison à des actions au dehors. Là, leur rôle était de diffamer notre Da'wah, à travers la presse en fabriquant des mensonges ou en exploitant: les formulations oublieuses de certains frères qui avaient récemment embrassés cette Da'wah. Allah nous a aidé à réfuter leur revendication de la manière mentionnée précédemment. J'ai aussi écris un certain nombre d'essai pour la jeunesse se rattachant aux principes et critères qui normalisent certains sujets, de peur de leur déviation vers l'extrémisme ou de la négligence sous l'agitation du dissident ou de la pression de la prison.
Ils ont alors commencés à restreindre les heures de visites, en imposant de nouvelles mesures, ou même les bannissant complètement. Ils inspectaient: minutieusement les frères avant l'entrée et après la sortie, de même qu'en les fouillant et en soumettant leur nom au corps de sécurité. Ces Corps de sécurité pouvaient ensuite arrêter ces frères et enquêter sous les motifs de leurs visites, se renseigner sur nos écrits et comment ils réussissaient à sortir de la prison. En plus, ils pourraient les menacer de correction s'ils venaient à nous visiter à l'avenir. En fait, ils arrêtèrent ceux qui nous visitaient de façon répétée, et peut-être placés certains d'entre eux en maison d'arrêt après s'être assurés qu'ils ne viendraient plus jamais nous voir à nouveau.
Quant à leurs complots à l'intérieur de la prison, la direction à isolée tous les prisonniers et leur ont interdit de communiquer ou de prier avec nous, ils punissaient quiconque ayant prié la prière du vendredi avec nous ou bien avait en sa possession certains de nos essais ou écrits. Ces corrections étaient habituellement soit passage à tabac de la personne ou l'enchaîner aux barreaux, si bien que le frère préférait encore rester suspendu debout en l'air pendant de longues périodes ou rester en détection solitaire, etc ... Nous encouragions nos frères, spécialement ceux qui avaient trouvés la guidée dans la prison, à rester patients et fermes, et nous leur expliquions que c'est une épreuve d'Allah pour ceux qui suivent cette Da'wah.
Cependant, si la correction touchait à la pratique de Dîn de quelqu'un, telle que l'insulte de la religion des frères ou le rasage de sa barbe, nous réagissions immédiatement en nous réunissant aux portes de la prison, en désobéissant aux ordres, en refusant de suivre l'emploi du temps quotidien et en refusant de rentrer dans nos cellules la nuit. Nous envoyions donc éventuellement des messages verbaux ou écrits au directeur pour lui faire rappeler Allah et les effrayer avec son châtiment, et les avertir contre leurs dédains et interventions avec notre Dîn.
Nous tenions des discussions en accords concernant ce problème. Quand nous négocions avec eux nous mettions toujours l'accent sur le fait que nous ne sommes pas soucieux de la détention solitaire comme méthode de punition. Cependant, nous n'accepterons ou ne tolérerons pas leurs interventions avec notre Dîn, parce que nous étions emprisonnés pour l'amour de notre Dîn et nous étions préparés à mourir pour sa cause; après avoir entendu cela de nous de multiples fois, la direction de la prison reconnue notre exigence et n'est plus intervenue avec le Dîn de n'importe quels frères, même si ce frère était de ceux reconnu coupable dans d'autre cas. Tout ceci eu lieu après de nombreux conflits avec les gardes qui utilisaient parfois contre nous des gaz lacrymogènes et tentaient de rentrer par effraction dans nos cellules. A chaque fois, Allah éloignait de nous leurs ruses et nous accordait l'honneur. Ceci est totalement du à la Grâce d'Allah qui plante dans les cœurs de ses ennemis la crainte de ses partisans.
Finalement, environ cinq mois à ce jour, j'ai été surpris d'être transféré à la prison principale des services secrets. Là bas, je fus questionné à propos de nos activités dans la prison, nos écrits et comment ils étaient passés en fraude à l'extérieur de la prison, et à propos de nombreux autres problèmes attachés à divers événements dans la prison, et à nos frères dans le pays et à l'étranger. Ils ont parfois usé d'intimidation en me disant que j'allais passer ma peine de prison, qui est de quinze ans dans cette prison et qu'ils n'allaient pas me renvoyer à la prison centrale. A d'autres moments, ils voulaient m'offrir de me relâcher si j'étais à même de dénoncer mes livres et préserver la jeunesse en ce qui concerne ma Da'wah. Je ne sais pas s’ils étaient réellement sérieux à propos de leur affaires ou s’ils voulaient juste tester mes réactions
En tout cas, par la générosité d'Allah, nous étions fermes et rejetâmes leur offre et nous nous écriâmes que malgré l'emprisonnement et les restrictions sur nos croyances, nous proclamions encore Albaraa’ envers eux pour l'amour d'Allah. J'ai été renvoyé à la prison centrale après avoir passé 15 jours là-bas. Moins d'un mois plus tard, mes frères et moi fûmes surpris d'être transférés vers une petite prison dans la banlieue d'AlBalqaa', et désormais tous les accusés avec des cas en rapport avec l'Islam, étaient isolés dû reste clos des prisonniers. Nous demandons l'agrément d'Allah Le Tout Puissant, pour cette conduite courageuse pareille aux Muwahhidîn, une fin vertueuse...
1) Mukaffirah ou Takfiris sont des extrémistes qui croient que, si une personne ou un groupe étaient à même de commettre un péché et qu'il ne se repente pas sincèrement, alors il cessera d'être un musulman. Certains d'entre eux voient la masse de la société Musulmane d'aujourd’hui comme, des non musulmans. Ahlus-sunah wal jamâ'ah ne voient pas le musulman pécheur en tant que Kâfir
2) Irjaa'i est la croyance de la secte Murji'ah, ceux qui croient que la simple profession de foi « LA ILAHA ILLALLAH Muhamad Rasululah », fera d'une personne un Musulman indifféremment de ses mauvaises actions. En d'autres termes, les oeuvres et actions d’une personne ne font pas partie intégrante de la foi mais y sont étrangères. Ahlus-Sunnah wal jamâ'ah voit les actions comme étant intrinsèquement les limites de la foi, et l'Imâne a des niveaux et manifestations variables.
3) Cela signifie que Ia personne qui croit et pratique la démocratie comme idéale manière de vivre, selon laquelle Musulmans, chrétiens, juifs, laïques, athées peuvent être démocratiquement élus pour diriger un pays musulman, alors la personne est indubitablement un Kâfir. Cependant dans l'établissement du Kufr sur un Musulman, il faut nier les obstacles d'être accusé de Kufr.
http://www.tawhed.ws/
وقد زكاه عدد من علماء العصر الثقاة وأثنوا على كتاباته ووجهوا الشباب إلى قراءتها وعلى رأسهم العلامة الجهبذ حمود بن عقلاء الشعيبي رحمه الله والذي كانت بينه وبين الشيخ مراسلات وهاتفه بعد خروجه من السجن وحثه على الثبات قائلا : " لقد رفعت رأس السلفيين عاليا" .
Traduction non exaustive:
Plusieurs savants de confiance de cette époque l'on zakki et on fait les éloges de ses ouvrages, encourageant les jeunes à la lecture de ces derniers, à leur tête le savant Ibn 'ouqla as-Shou'eybi(rahimahoullah). Il y avait entre eux des correspondances, il lui téléphona après sa sortie de prison l'incitant a resté ferme (dans la voie du haqq) en lui disant: " Tu a rendu leur honneur aux salafis" ou littéralement " tu as certes fait relever la tête aux salafis "
(fin..)
Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux.
«Allah nous a guidés et a résolument affermi nos cœurs depuis le premier moment de notre arrestation. Nous proclamâmes notre innocence envers la législation des taghûts et envers leurs lois, sans flatteries ni esquives … Quelques uns parmi eux résidèrent forcées de cacher de nombreux frères des visites occasionnelles des organisations internationales » (extrait)
Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Au nom d’Allah qui mérite toutes les louanges, paix et bénédiction sur le messager d’Allah et ceux qui l’ont toujours soutenu.
Je suis né en l’an 1378 de l’Hégire (1959A.J) dans la province de Naplouse en Palestine et j’ai quitté la ville avec ma famille quand j’avais environ 3 ou 4 ans et nous nous installâmes au Koweït ou j’ai fini mes études supérieures.
Mon ambition était alors d’étudier la Chari’a à l’université islamique de Médine. Toutefois pour faire plaisir à mes parents je suis allé étudier la science à l’université AL-Mousel, en Irak du Nord ; Ce fut pendant cette période que je trouvais mon orientation islamique, et je pris contact avec de nombreux groupes. Je ne peux oublier les faveurs que les frères et les Chouyoukh m’ont accordées.
J’ai voyagé au Koweït et le Hedjaz ou j’eus de bonnes affiliations avec des étudiants en sciences et chouyoukh qui m’ont expliqués les clés de la compréhension du Savoir Islamique. Cependant ils n’avaient pas éteint ma soif à propos des questions que les jeunes musulmans se posent, telles que la pénétration des affaires d’état, comment instaurer des dirigeants légaux justes sur l’état des choses, qu’elle est notre réelle position en ce qui concerne les dirigeants de notre époque, la vision claire du chemin qui changera la réalité de la Oummah….. Sur quoi je me suis consacré à étudier les livres des Chouyoukh de l’islam Ibn Taymiyyah et son élève Ibn Qayyim. En outre, durant mes visites à AL Madinah, j’ai été attiré par les livre de cheikh Muhammad Bin Abdel wahab, ses élèves, ses enfants et petits-enfants, imams de la Da’wah « Nadjidiyah », qui enrichissent les librairies publiques et privées là-bas. Je me suis dévoué à ces livres pour une assez longue période.
J’ai voyagé plusieurs fois au Pakistan et en Afghanistan où j’ai rencontré de nombreux frères qui sont issus de diverses régions du monde islamique. Là-bas, j’ai participé à quelques activités d’éducation et de Da’wah. Pendant cette période j’ai écrit un livre appelé « Millat-Ibrahim » (Le culte d’Ibrahim ). J’ai aussi eu des débats avec des « Mukaffirah »* qui me conduiront à la compilation de quelques travaux qui demeurent non publiés à ce jour. J’ai également rencontré et débattu avec quelques Irjaa’i (Murji’ah)*, groupes également produisant des livres tels que « Se réjouir au dévoilement du scepticisme de la contemporaine Murji’ah ».
Je me suis finalement installé en Jordanie en 1992, deux ans avant mon arrestation. J’ai constaté que ce pays était fourmillant de groupes Irjaa’i, heureux dans leur égarement. J’ai commencé cette Da’wah bénie en enseignant à trois endroits différents : Deux cours étaient publics, le troisième privé. Les cours insistait sur le concept du Tawhid avec ses implications et obligations : LA ILAHA ILLALLAH avec ses conditions, ce qui l’annule, ce qui sont ses plus solides liens. Les cours traitaient aussi de la réfutation du scepticisme présent chez les Murji’ah, et d’autres sujets importants que plusieurs personnes ignorent.
Ces cours survinrent pendant les élections du conseil législatif. Par conséquent, des discussions s’embrasèrent entre mes élèves et les partisans de la démocratie et des élections. Ce problème nécessitait une clarification et en conséquence je pris l’initiative d’écrire un essai relatif à ce problème et en réfutant les plus proéminents soupçons que présentent ces peuples. J’ai intitulé l’essai préparé à la hâte « La démocratie est une religion, et celui qui prend comme religion une autre que l’islam, ne sera jamais agréé par Lui (Allah swt) ». Nous imprimâmes cet essai et nous le distribuions. En outre, j’ai prononcé une Khotba-AlJumu’ah dans laquelle j’expliquai la Da’wah au Tawhid. Et j’ai ouvertement incité le peuple a dénoncer les lois faites par les hommes, renier le conseil législatif et à ne pas y prendre parti.
J’étais enthousiaste d’étendre le domaine de notre Da’wah, alors mes frères et moi embarquâmes vers de nombreux voyages vers le sud puis le nord du pays. Nous avons rendu visite à quelques-uns de nos frères qui ont pris parti au Djihad d’Afghanistan et qui avaient une bonne approche de la Da’wah. Nous leurs avons fourni nos écrits et les avons exhorté à ce surpasser et à mettre l’accent sur la Da’wah.
En dépit de la récence de cette Da’wah, elle attira l’attention des fonctionnaires de sécurité. Cela était également insupportable pour les groupes Irjaa’i et les serviteurs du gouvernement. Désormais, chaque faction s’est occupé de sa Da’wah, avec ses propres moyens de « ruse ». Les serviteurs du gouvernement se sont, alors, engagés avec ardeur à déformer l’image de notre Da’wah en accusant nos frères avec des titres tel que « Takfiris » et « extrémistes », qui sont habituellement utilisés par les groupes Murji’ah pour insulter les gens de la vérité (Ahlou lhaq).
L’intelligence (services secrets), a alors commencé à arrêter nos frères un par un. Ils interrogeaient les frères à propos de la Da’wah, de moi, et de la nature des cours que j’ai donné, et les idéaux auxquels j’ai appelé. Ces incidents étaient quelques peu ordinaires pour moi, et je m’y attendais à tout moment depuis que les choses on prit cette tournure. Les ennemis d’Allah reconnaissent toute organisation ou groupes tant qu’il est basé sur la croyance Murji’ah, et ils avaient pour habitude de demander à nos frères arrêtés : « Pourquoi n’allez vous pas chercher votre science chez ‘Ali Hassan Alhalabi, Abû Shaqrah ou AlAlbani et les autres ? Vous délaissez ces chouyoukh pour un terroriste".
Une Da’wah qui suit le chemin du Prophète, bénédiction et salut d’Allah sur lui, qui institue le credo d’Ibrahim (Paix sur lui) et déterre le Tawhid ne peut pas rester tranquille. La confirmation pour cette revendication est la parole de Waraqa Bin Nawfal au Prophète, à l’aube de la prophétie « Pas un homme avant n’a transmis (La révélation) sans être opposé et traité comme un ennemi". Par conséquent, celui qui n’est pas opposé par des ennemis d’Allah, n’a pas transmis le message, il doit y avoir certaines déficiences, aberration ou déviations en lui, incontestablement, une Da’wah comme la notre est encore minoritaire dans ce pays ; en la soumettant à une examination et une purification, cela lui sera bénéfique, la fortifiera et la stabilisera, en distinguant en elle le pur de l’impur. Mes frères et moi avions décidés de ne pas nous rendre ; en même temps nous nous sommes écartés du choix des confrontations démesurées et l’ennemi pourrait imposer un ultimatum. Ils ont cambriolé ma maison sept fois en cherchant à m’arrêter, cassant porte et fouillant la maison, perquisitionnant plusieurs livres, documents, écrits, en ayant recours à toutes mes affaires personnelles.
Finalement, j’ai été arrêté avec un groupe de frères, certains d’entres eux m’avaient précédemment interrogé pour une fatwa les concernant, traverser la rivière (vers la Palestine) pour une opération secrète en utilisant quelques explosifs que j’avais mis de côté. Même si de telles opérations ne me gênaient pas, je disais quand même que la Da’wah au Tawhid à cette période, maintenir la patience et s’efforcer pour cette cause est plus méritoire pour ce pays.
La raison étant qu’il y de nombreux partisans de telles opérations (contre les juifs). Spécialement dans ce pays du à sa localisation géographique avec la Palestine, tandis qu’il y a quelques partisans de la Da’wah au Tawhid. Il y a ceux qui se préparent avec les armes à combattre les imams du Kula. Ces traîtres sont en réalité les gardiens d’« Israël », ceux qui ont implanté ce pseudo pays dans le cœur du monde musulman, et qui ont donné aux fars de l’Est et de l’Ouest la possibilité d’épuiser notre santé et nos biens.
En réalité, Allah le très haut a dit la vérité « Ils voulaient ruser contre lui : mais ce sont eux qui se rendirent les plus grands perdants » [CORAN 21 ; 70]. Pour preuve de cela il y avait cette arrestation et la ruse par les ennemis d’Allah dans l’amplification de ce problème et le vacarme médiatique créé par leurs institutions, qui ont servi à leurs insu à la divulgation de notre Da’wah et l’accélération de sa croissance et son extension par la grâce d’Allah le très-haut. En effet, il y a beaucoup de biens dans les épreuves d’Allah durant les périodes difficiles qui n’existent pas durant les périodes aisées.
Allah nous a guidés et a résolument affermi nos cœurs depuis le premier moment de notre arrestation. Nous proclamâmes notre innocence envers la législation des Taghouts sans Flatteries ni esquives. Notre niveau a progressé pendant la prison et les audiences, par de régulières Khotbas, écrits et cours, qui mettait effectivement en colère les ennemis d’Allah, ce qui a amplifié leur malveillance envers chacun de ceux qui nous connaissaient, qui avaient lu nos livres ou qui étaient en liaison avec nous.
Par suite de cela, nos frères demeurèrent dans la détention solitaire des services secrets du monde extérieur pendant des périodes sans pareil ou prisonniers d’avant eux dans ce pays, sauf, pour quelques-uns. Certains y restèrent une année entière, le reste pour au moins six mois, goûtant à des tortures physiques et mentales variées, savamment infligées par les autorités, qui furent forcées de nombreux frères des visites occasionnelles des organisations internationales. Néanmoins ce fut une expérience unique et bénie qui a fortifié grand nombre de nos frères. Nous fûmes ensuite mis en détention et placés en cellule. J’ai, été envoyé au Nord à la prison « Qafqafah », pendant que le restant des frères furent envoyés au sud vers la prison centrale « Swahili ». Ce plan constituait en partie leur souhait de nous séparer et de nous affaiblir. A partir du moment où j’ai posé le pied dans cette prison, j’ai été impatient de commencer ma Da’wah.
J’ai donc commencé à rédiger quelques documents comme cette partie de la série que j’ai appelée « Ô mes deux camarades de prison ! Qui est le meilleur : des seigneurs éparpillés ou Allah, l’Unique le Dominateur Suprême ? » [Dérivé du verset 39, Sourate 12 (Joseph)]. J’y ai inclus des sujets variés ayant trait au Tawhid, à la sunnah d’Ibrahim, à l’adoration, au polythéisme, etc…J’essayais de faire circuler ce livret entre les prisonniers.
En fait, certains des prisonniers ont emporté avec eux ce livret à l’extérieur de la prison lorsqu’ils ont été relâchés. Ils l’ont publié en dehors de la prison avec mon imprimé dessus. Cela a évidemment mis en colère les ennemis d’Allah, alors que quelques frères de ceux qui ont été relâchés essayaient constamment de communiquer avec ceux qui étaient emprisonnés afin d’obtenir mes écrits. Dernièrement Allah a destiné ces prisonniers à prendre partie dans une attaque armée sur un bureau de l’intelligence jordanienne, certains d’entres eux furent arrêtés et avouèrent m’avoir connu et rencontré en prison, et certains de mes écrits furent trouvés avec eux. Allah le tout puissant a fait de cet incident une cause pour nous réunir mes frères et moi, et dès lors j’ai immédiatement été transféré à la prison centrale sud.
Comment le cheikh passai t-il son temps et dans quelles conditions ?
Après que nous fûmes réunis à la prison centrale nous commençâmes nos activités à l’intérieur de la prison. La première chose à laquelle j’ai appelé les frères était de maintenir l’aile du bâtiment, ainsi cela deviendra un lieu de séjour pour les prisonniers et une plate forme pour notre Da’wah. Les objectifs implicites du maintient d’Al Jumu’ah étaient de soutenir la Da’wah et de prévoir l’alternative d’une mosquée dans la prison, dont les Khamsins sont issus du régime. Nous avons également prié les prières des deux ‘Aïds dans l’aile et son hall. Le nombre de prisonniers qui priaient alors avec nous s’était décuplés par rapport au nombre de ceux qui priaient dans la mosquée de la prison au départ.
Je préparais une série de cours pour les frères qui étaient occupés à faire Da’wah aux prisonniers condamnés dans divers procès. Certains frères qui avaient récemment embrassé cette Da’wah faisaient inévitablement quelques fautes dus à leur enthousiasme, leur hâte ou leur prodigalité, qui disparaissait habituellement en cherchant le savoir. J’ai anticipé ces événements en écrivant un certain nombre d ‘essai qui exposent la réalité de notre Da’wah qui la représente sous son apparence étincelante qui satisfait Allah. J’ai adressé certains de ces essais aux prisonniers, j’en ai adressé d’autres aux gardiens de prison et au directeur qui nous condamnait pour ne pas être d’accord avec eux et pour déclarer notre innocence envers eux et leurs lois.
De là, j’ai écris des essais que je leur adresserai. J’en ai destiné à la sécurité défensive, aux espions du régime à l’intérieur de la prison, dans lesquels j’exposais la réalité de leur travail et illustrais qu’ils étaient plus corrompus que le crime des espions arabes qui espionnaient pour « Israël » qui servent leur jugement dans cette prison. Les uns espionne pour « Israël » contre les apostats tandis que les autres espionnent pour les apostats contre les Muwahhidîn. J’ai aussi écrit quelques traités pour réfuter plusieurs soulèvement de prisonniers et pensées mal-intentionnées. Ceci est naturel car toute Da’wah a des opposants et des ennemis qui « s’inspirent trompeusement les uns les autres des paroles enjolivées » [Coran 6 ; 112].
Ceux qui étaient les conseillers de la prison : ceux dont on réclamait tant leur présence à tel point qu’ils étaient presque absents. C’était un stratagème grâce auquel ils pouvaient jeter du scepticisme dans la défense du régime, pour garantir sa fausseté et attaquer notre Da’wah. Malheureusement, quelques prisonniers appartenant au groupe murji s’y impliquèrent. D’habitude, ils étaient en désaccord et trahissaient la Da’wah au Tawhid, et donnaient priorité aux pensées et idées sur les textes sacrés. Alors nous engageâmes des débats avec eux du premier au dernier.
J’ai ensuite écrit quelques essais pour préserver et défendre la Da’wah au Tawhid. Par conséquent, j’ai réfuté le prétexte de certains qui disent que le credo d’Ibrahim ne faisait pas parti de notre Chari’ah . J’en ai réfuté d’autres traitant des catégories des spécificités et obligations de « Al –Iman » selon Ahlus-Sunnah. Nous avons aussi produit un magazine appelé « Majallat At-Tawhid ». Les frères avaient pour habitude d’écrire ces articles et d’en faire des copies afin de les distribuer aux alentours de la prison.
Occasionnellement des membres du parlement venaient visiter la prison en simulant de critiquer les conditions des prisonniers. Ainsi, j’ai écrit « Dévoilement au grand jour des fausses clauses de la constitution ». Ce livre fait un examen minutieux de la constitution jordanienne et démystifie ses contradictions avec la loi d’Allah, Le Très Haut. Cela expose le kufr explicite et la corruption trouvée dans les Conseils législatifs, envers évidemment les textes Sacrés et la logique. Nous avons offert ce livre à un certain nombre de parlementaires qui avaient visité la prison.
J’ai aussi rédigé des réfutations aux articles propagés par ces M.P dans les journaux locaux afin de calomnier notre Da’wah, d’accuser sa jeunesse d’extrémistes, ou autres mensonges fabriqués. Par la Grâce d'Allah la plupart de ce que nous avions écrit réussissait à s’échapper de la prison
Pendant la période d’accusation, que le régime a tenté d'étendre, Allah nous a aidé à utiliser ce temps pour montrer aux ennemis d'Allah des résistances et réfutations jamais recensées dans les tribunaux de ce pays auparavant. Nous nous tenions tranquilles dans presque toutes les audiences et portions des adresses aux officiers présents, avoués et juges, ou mépris des maîtres de la cour qui étaient forcés d'attendre avec fureur jusqu'à ce que nous finissions. Dans nos discours, nous leur expliquions la réalité de notre Da'wah et ce dont nous étions accusés, prouvé les lois Islamiques en ce qui concerne ces régimes tyranniques, et fait mention du kufr de leur tribunaux et lois. Nous avons également appelé les officiers, juristes, avoués et autre à dénoncer le régime Kâfir et ses lois et cesser de le soutenir.
En outre, j'ai préparé un essai pour le président du tribunal et ses serviteurs sous la forme d'un "décret d'inculpation" dans lequel j'ai placé le régime et ses maîtres dans le box des accusés. Je l'ai appelé "L'accusation de la Sécurité Nationale et de ses juges Selon la Loi d'Allah", je leur ai fait passer cet essai après qu'ils nous aient fait passer leur projet d'inculpation. Allah Ta'âla a béni ses efforts et résistances, dans lesquels cette Da'wah a formidablement opérée à l'intérieur et à l'extérieur de la prison. Toute bénédicité revient uniquement à Allah. De nombreux prisonniers venant de différentes cellules et de convictions différentes se procuraient avec ardeur nos journaux et livrets qui eurent un effet notable à l'intérieur de la prison.
Les frères étaient actifs dans la Da'wah et par conséquent guidèrent de nombreux prisonniers que j'ai ensuite formé à être soldat du Tawhid. Durant les jours où les visites étaient autorisées, des frères de tout le pays nous rendaient visite. A l'époque, nous ne connaissions pas la plupart de ces frères, mais Ils avaient entendu parler de notre Da'wah ou alors reçu nos écrits. Certains nous consultaient sur quelques problèmes spécifiques. En conséquence je leur donnais plusieurs des écrits que J'avais rédigé en prison de même que d'autres réponses spéciales à leur questions. Ils ont ensuite participé à la publication de ceux-ci en dehors de la prison. Par la suite. les ennemis d'Allah étaient furieux et délirants avec cette Da'wah, cependant, ils ne nous ont ni condamnés ni emprisonné pour avoir étalé, manifesté et rendue publique notre Da'wah. mais ils ont plutôt cherché à nous dissuader de continuer à faire cela.
Comme Allah l'a dit:"Or ils ne cesseront de vous combattre jusqu’à, s’ils le peuvent, vous détourner de votre religion. Et ceux qui, parmi vous, abjureront leur religion et mourront: infidèles, vaines seront leur actions dons la vie immédiate et dans la vie future. Voilà les gens du Feu, ils y demeureront éternellement" [CORAN 2;217]. A cause de cela, ils commencèrent à réagir et à passer des différentes actions internes à la prison à des actions au dehors. Là, leur rôle était de diffamer notre Da'wah, à travers la presse en fabriquant des mensonges ou en exploitant: les formulations oublieuses de certains frères qui avaient récemment embrassés cette Da'wah. Allah nous a aidé à réfuter leur revendication de la manière mentionnée précédemment. J'ai aussi écris un certain nombre d'essai pour la jeunesse se rattachant aux principes et critères qui normalisent certains sujets, de peur de leur déviation vers l'extrémisme ou de la négligence sous l'agitation du dissident ou de la pression de la prison.
Ils ont alors commencés à restreindre les heures de visites, en imposant de nouvelles mesures, ou même les bannissant complètement. Ils inspectaient: minutieusement les frères avant l'entrée et après la sortie, de même qu'en les fouillant et en soumettant leur nom au corps de sécurité. Ces Corps de sécurité pouvaient ensuite arrêter ces frères et enquêter sous les motifs de leurs visites, se renseigner sur nos écrits et comment ils réussissaient à sortir de la prison. En plus, ils pourraient les menacer de correction s'ils venaient à nous visiter à l'avenir. En fait, ils arrêtèrent ceux qui nous visitaient de façon répétée, et peut-être placés certains d'entre eux en maison d'arrêt après s'être assurés qu'ils ne viendraient plus jamais nous voir à nouveau.
Quant à leurs complots à l'intérieur de la prison, la direction à isolée tous les prisonniers et leur ont interdit de communiquer ou de prier avec nous, ils punissaient quiconque ayant prié la prière du vendredi avec nous ou bien avait en sa possession certains de nos essais ou écrits. Ces corrections étaient habituellement soit passage à tabac de la personne ou l'enchaîner aux barreaux, si bien que le frère préférait encore rester suspendu debout en l'air pendant de longues périodes ou rester en détection solitaire, etc ... Nous encouragions nos frères, spécialement ceux qui avaient trouvés la guidée dans la prison, à rester patients et fermes, et nous leur expliquions que c'est une épreuve d'Allah pour ceux qui suivent cette Da'wah.
Cependant, si la correction touchait à la pratique de Dîn de quelqu'un, telle que l'insulte de la religion des frères ou le rasage de sa barbe, nous réagissions immédiatement en nous réunissant aux portes de la prison, en désobéissant aux ordres, en refusant de suivre l'emploi du temps quotidien et en refusant de rentrer dans nos cellules la nuit. Nous envoyions donc éventuellement des messages verbaux ou écrits au directeur pour lui faire rappeler Allah et les effrayer avec son châtiment, et les avertir contre leurs dédains et interventions avec notre Dîn.
Nous tenions des discussions en accords concernant ce problème. Quand nous négocions avec eux nous mettions toujours l'accent sur le fait que nous ne sommes pas soucieux de la détention solitaire comme méthode de punition. Cependant, nous n'accepterons ou ne tolérerons pas leurs interventions avec notre Dîn, parce que nous étions emprisonnés pour l'amour de notre Dîn et nous étions préparés à mourir pour sa cause; après avoir entendu cela de nous de multiples fois, la direction de la prison reconnue notre exigence et n'est plus intervenue avec le Dîn de n'importe quels frères, même si ce frère était de ceux reconnu coupable dans d'autre cas. Tout ceci eu lieu après de nombreux conflits avec les gardes qui utilisaient parfois contre nous des gaz lacrymogènes et tentaient de rentrer par effraction dans nos cellules. A chaque fois, Allah éloignait de nous leurs ruses et nous accordait l'honneur. Ceci est totalement du à la Grâce d'Allah qui plante dans les cœurs de ses ennemis la crainte de ses partisans.
Finalement, environ cinq mois à ce jour, j'ai été surpris d'être transféré à la prison principale des services secrets. Là bas, je fus questionné à propos de nos activités dans la prison, nos écrits et comment ils étaient passés en fraude à l'extérieur de la prison, et à propos de nombreux autres problèmes attachés à divers événements dans la prison, et à nos frères dans le pays et à l'étranger. Ils ont parfois usé d'intimidation en me disant que j'allais passer ma peine de prison, qui est de quinze ans dans cette prison et qu'ils n'allaient pas me renvoyer à la prison centrale. A d'autres moments, ils voulaient m'offrir de me relâcher si j'étais à même de dénoncer mes livres et préserver la jeunesse en ce qui concerne ma Da'wah. Je ne sais pas s’ils étaient réellement sérieux à propos de leur affaires ou s’ils voulaient juste tester mes réactions
En tout cas, par la générosité d'Allah, nous étions fermes et rejetâmes leur offre et nous nous écriâmes que malgré l'emprisonnement et les restrictions sur nos croyances, nous proclamions encore Albaraa’ envers eux pour l'amour d'Allah. J'ai été renvoyé à la prison centrale après avoir passé 15 jours là-bas. Moins d'un mois plus tard, mes frères et moi fûmes surpris d'être transférés vers une petite prison dans la banlieue d'AlBalqaa', et désormais tous les accusés avec des cas en rapport avec l'Islam, étaient isolés dû reste clos des prisonniers. Nous demandons l'agrément d'Allah Le Tout Puissant, pour cette conduite courageuse pareille aux Muwahhidîn, une fin vertueuse...
1) Mukaffirah ou Takfiris sont des extrémistes qui croient que, si une personne ou un groupe étaient à même de commettre un péché et qu'il ne se repente pas sincèrement, alors il cessera d'être un musulman. Certains d'entre eux voient la masse de la société Musulmane d'aujourd’hui comme, des non musulmans. Ahlus-sunah wal jamâ'ah ne voient pas le musulman pécheur en tant que Kâfir
2) Irjaa'i est la croyance de la secte Murji'ah, ceux qui croient que la simple profession de foi « LA ILAHA ILLALLAH Muhamad Rasululah », fera d'une personne un Musulman indifféremment de ses mauvaises actions. En d'autres termes, les oeuvres et actions d’une personne ne font pas partie intégrante de la foi mais y sont étrangères. Ahlus-Sunnah wal jamâ'ah voit les actions comme étant intrinsèquement les limites de la foi, et l'Imâne a des niveaux et manifestations variables.
3) Cela signifie que Ia personne qui croit et pratique la démocratie comme idéale manière de vivre, selon laquelle Musulmans, chrétiens, juifs, laïques, athées peuvent être démocratiquement élus pour diriger un pays musulman, alors la personne est indubitablement un Kâfir. Cependant dans l'établissement du Kufr sur un Musulman, il faut nier les obstacles d'être accusé de Kufr.
http://www.tawhed.ws/
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